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Revivez la course de Quentin sur Arkema.

Quentin Vlamynck termine en deuxième position


Notre skipper Quentin Vlamynck termine 2ème de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe !
Bravo Quentin pour cette magnifique traversée de l'Atlantique qui nous a fait vibrer.
 

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21/11/2022

Quel finish ! Lorsqu’on lui demandait au départ comment il aborderait cette Route du Rhum - Destination Guadeloupe, Quentin répondait avec lucidité :

« C’est une grosse responsabilité d’amener Arkema en Guadeloupe sans encombre. Des Route du Rhum, je n’aurai peut-être pas l’occasion d’en faire tous les quatre ans. C’est une opportunité et je vais la prendre, sans me laisser faire. »

Après très exactement 10 jours, 21 heures, 54 minutes et 05 secondes de course, le Girondin qui termine en deuxième position, à seulement 18 minutes et 13 secondes du vainqueur Erwan Le Roux (Koesio), est assurément « la première grande révélation de cette Route du Rhum - Destination Guadeloupe ». On appréciera le commentaire des organisateurs de la plus célèbre des courses françaises transatlantiques en solitaire.

Dimanche 20 novembre à 7h 9 minutes 55 secondes locale, le skipper d’Arkema a donc franchi la ligne d’arrivée à Pointe-à-Pitre de la 12ème édition de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Il a parcouru 4 186.67 milles entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre à la vitesse moyenne de 15,99 nœuds, après avoir pris la tête des Ocean Fifty dès la Pointe de Bretagne.

En se décalant de la flotte à la sortie du chenal du Four pour aller chercher l’Occidentale de Sein alors que les autres concurrents filaient au Sud dans le raz de Sein, Quentin Vlamynck a d’emblée montré qu’il ne jouerait pas les rôles de suiveur. Comme le souligne les observateurs, « peu d’observateurs auraient parié dans le golfe de Gascogne que le jeune skipper de 30 ans, bizuth de l’épreuve, occuperait toujours la même place neuf jours plus tard ».

Quentin Vlamynck les a fait mentir en réalisant une course d’autant plus splendide que c’était sa première transat en multicoque ! L’expérience d’Erwan Le Roux a parlé même il s’en est fallu d’un cheveu que le skipper de Koesio, déjà vainqueur de l’édition 2014, ne voit le formidable marin qu’est Quentin Vlamynck lui brûler la politesse.

« Je ne m’attendais pas être devant tout du long, le bateau marche fort. »

Les premiers propos de Quentin Vlamynck à l’arrivée à Pointe-à-Pitre :

« C’était une très belle course, une grande première pour moi. J’ai pris énormément de plaisir. Maintenant, l’expérience d’Erwan (Le Roux) a fini par payer. Mon bateau est en parfait état, il est prêt à repartir, nous avons fait du très bon travail avec l’équipe à terre et moi en mer. Je pense que cette symbiose aide beaucoup pour faire un beau résultat.

Maintenant, je suis obligé de revenir sur La Route du Rhum. Je vais naviguer quatre ans de plus encore pour être meilleur. Ce furent des bonnes surprises sur le tour de l’île de la Guadeloupe. J’ai réussi à repasser devant Erwan et puis lui m’a doublé une dernière dois. Je ne m’attendais pas être devant tout du long, le bateau marche fort.

Tout le monde a bien travaillé, la team Lalou Multi et Arkema. J’avais un questionnement au départ de Saint-Malo sur la manière dont j’allais gérer en solitaire le bateau, et cela s’est super bien passé. La fin de course a été dure mentalement. J’ai envoyé un message à Lalou pour le remercier. Je rêvais de lui apporter la coupe, lui qui est monté trois fois sur le podium sans jamais la remporter. Lalou m’a dit qu’il pouvait maintenant me passer le flambeau. »

« Quelle course, quelle intensité, quel scénario ! »

La déclaration de Lalou Roucayrol :

« Voilà, juste un mot pour conclure cette incroyable traversée que nous a fait vivre Quentin. Alors que Koesio était en tête de 5/6 miles de l’arrivée, Quentin l’acharné profitant du passage dans une molle (zone de calme) est revenu sur Erwan, parvenant même à le doubler devant Bouillante. Mais peu avant la bouée de Basse Terre, Quentin est tombé à son tour dans une zone de pétole (calme). Erwan, alors derrière à quelques longueurs de bateau, et décalé sur son tribord, a attrapé une risée qui lui a permis d’accélérer et de couper la ligne en tête. Quentin aurait pu bénéficier de cette risée mais le sort en a voulu autrement.

Quelle course, quelle intensité, quel scénario ! La première grande course au large de Quentin est un succès. Il a mené et géré sa barque avec sagesse et clairvoyance en bon marin qu’il est. Nous allons pouvoir souffler un peu et dormir un peu aussi. J’espère vous avez vibré à nos côtés. Pour ma part, je ressens une très grande fierté d’avoir été accompagné par Arkema et ses collaborateurs durant ces bientôt 10 ans de partenariat. Une fierté également d’avoir pu construire durant toutes ces années et aider Quentin à devenir le grand marin qu’il est devenu. »

18/11/2022

Après 8 jours et 18 heures de course, à 860 milles marins (1 600 km) de l’arrivée à Pointe-à-Pitre, Quentin Vlamynck navigue toujours en tête à la barre d'Arkema (pointage 8h vendredi 18/11 matin). Notre trimaran filait à 18 nœuds (l’équivalent de 33 km/h).
 
Le skipper d’Arkema se bat pour résister au gros pressing de ses poursuivants, en particulier celui du redoutable Erwan Le Roux à la barre de Koesio, qui ne compte plus que 27,4 milles de retard (50 km) sur Quentin. Sébastien Rogues et son Ocean Fifty Primonial marque un peu le pas, il pointe en troisième position à 85 milles. En quatrième position, à 261 milles, on retrouve le multicoque Les P'tits Doudous d'Armel Tripon. À la 5è place de ce classement provisoire, on trouve Éric Peron (Komilfo) à 281 milles suivi par Gilles Lamiré (Groupe GCA) qui ferme la marche des Ocean Fifty à 920 milles.
 

« La fatigue accumulée se fait ressentir mais Quentin ne lâche rien. »

Les commentaires de Lalou Roucayrol depuis notre cellule de routage basée à Denia en Espagne :

 
« Si Quentin est rentré de plein fouet depuis trois jours dans le portant, ce ne sont pas encore les alizés tant attendus, mais on y vient progressivement. Le vent bascule de façon irrégulière entre les 50° où l’angle sur la route est favorable en tribord, et les 80° où l’on est naturellement en bâbord. Tout ça pour maintenant être le plus proche de la route directe vers la Tête à l’Anglais, la pointe nord-est de la Guadeloupe. L’axe du vent est ainsi quasiment sur la route et il faut savoir que nos multicoques sont moins rapides vent arrière, ce qui occasionne de nombreux empannages. À chaque fois, c’est 30 mètres d’écoutes (cordages servant à régler les angles des voiles) à ramener, le mât à tourner, les foils à baisser d’un côté et relever de l’autre, bref un moment intense. La tension à bord est forte car aller vite au portant, c’est jouer sur le fil du rasoir avec des accélérations parfois brutales de 22 noeuds à 28 noeuds et plus, et des relances (action de lofer, autrement-dit d’amener le nez du voilier dans le lit du vent) pour retrouver la vitesse moyenne après une vague ou une accélération souvent un peu délicate.
Tout ça pour dire que Quentin, la nuit précédente, n’avait pas la vitesse idéale souhaitée, ajoutée à la fatigue, au stress, et au mauvais réglage de son pilote. Nous avons travaillé ensemble avec l’appui de Madintec pour régler ce problème et Quentin a eu toute la journée pour reprendre confiance en son pilote et faire quelques siestes réparatrices entre deux empannages. La stratégie maintenant pour nous est de rester un peu au vent de la flotte, un peu au nord, et de marquer nos concurrents directs au plus près, c’est-à-dire d’être sur le même bord qu’eux afin de ne pas les laisser tenter une option de leur côté, tout en restant le plus proche de la route directe. Un équilibre fragile où l’on a sacrifié quelques milles pour se positionner au nord de la flotte.

La fatigue accumulée se fait ressentir mais Quentin ne lâche rien. Nous communiquons beaucoup par messagerie. Il garde la pêche et nous gratifie parfois de blagues qui attestent de son bon moral. La préparation physique tout au long de l’année avec Marion et Valérie porte ces fruits dans cette fin de course. Voilà, le vent devrait rester approximativement le même en force mais gagner en régularité, moins de grains, et évoluer au fur et à mesure en angle pour un long bâbord, ce qui permettra à Quentin de souffler un peu. Enfin, on l’espère ! »

17/11/2022

Après 7 jours et 18 heures de course, à 1 254 milles marins (2 305 km) de l’arrivée à Pointe-à-Pitre, Quentin Vlamynck navigue en tête à la barre d'Arkema (pointage 8h ce matin). Notre Ocean Fifty filait à 18,7 nœuds (l’équivalent de 35 km/h).

Le skipper d’Arkema est à la bagarre pour résister à la pression de ses poursuivants qui le talonnent. Il compte 40,6 milles d’avance sur le plus proche d’entre eux, Erwan Le Roux à la barre de Koesio, suivi de près par Sébastien Rogues et son trimaran Primonial à 43,5 milles du leader. En quatrième position, à 172 milles, on retrouve l'Ocean Fifty Les P'tits Doudous d'Armel Tripon. 5e place de ce classement provisoire, Éric Peron (Komilfo) à 264 milles suivi par Gilles Lamiré (Groupe GCA) qui ferme la marche des Ocean Fifty à 745 milles.
 

« Après 8 jours de course où l’on a vu s’accumuler de la fatigue nerveuse et physique, ça devient difficile et c’est souvent là que l’on perd de la lucidité. »

 
Les commentaires de Lalou Roucayrol depuis notre cellule de routage basée à Denia en Espagne :

« Décidément, ce Rhum, il faut aller le chercher ! Depuis le départ, pas beaucoup de répit pour Quentin. Le vent a maintenant forci pour tout le monde mais il est également venu s’aligner sur la route avec pas mal d’instabilité, des grains avec des pointes à 26/29 noeuds (53 km/h) et des variations d’angles de 20/30 degrés... Résultat, il faut une fois de plus être dessus, c’est-à-dire choquer les voiles (les lâcher, les ouvrir), passer de 140° d’angle entre le vent et le bateau à 150° ce qui le ralentit un peu.

Je parle de l’angle car dans ces conditions on navigue, de nuit notamment, sous pilote en mode vent, c’est-à-dire avec un réglage de l’angle du vent par rapport au bateau. Les pilotes sont essentiels dans l’exploitation à haut rendement des bateaux de course modernes. Leur précision, leur réactivité et leur anticipation sont fondamentales. Nous équipons nos bateaux avec des pilotes Mad’intec qui intègrent de l’intelligence artificielle permettant l’anticipation (un système adopté suite à mon chavirage de 2018). Bref, même si ces pilotes restent perfectibles, ils sont néanmoins de plus en plus efficaces et sont le meilleur atout du skipper dans ces conditions de vent variable. Il n’en reste pas moins qu’il faille tout de même être dessus, donc peu dormir.

Et après 8 jours de course où l’on a vu s’accumuler de la fatigue nerveuse et physique, ça devient difficile et c’est souvent là que l’on perd de la lucidité. Après un énième empannage depuis hier (mercredi) soir, la pression étant un peu retombée derrière, on a envoyé Quentin dormir d’office car il commençait à ne plus être très lucide.  Nous lui avons préconisé quelques réglages pour le mettre en sécurité relative. Il enchaîne les siestes de 20 minutes.

Demain (vendredi), les conditions seront similaires. Notre sortie est vers l’ouest, donc nous tendons vers un way point un peu au nord de la route directe pour aller chercher des vents plus stables, avec moins de lignes de grains. Tout en contrôlant la route de nos concurrents directs Primonial et Koesio. La bataille d’empannage devrait être moins intense au fur et à mesure que l’on avance mais il reste encore environ 555 km environ de cette route chaotique vers l’ouest avant de pouvoir enfin pointer vers la Guadeloupe.

L’incertitude de la situation nous permet d’avoir un scénario optimiste. En effet, certains des fichiers de vent avec lesquels on travaille nous permettent de « tendre » notre route plus tôt vers la route directe. Lorsque le jour va pointer, Quentin devra barrer pour être plus réactif et efficace, donc plus rapide, surtout, afin de pouvoir anticiper au mieux le passage des grains. Peu d’options sont possibles. Maintenant, tous ont à peu près le même vent variable au gré des passages de grains et une course de vitesse est en train de s’engager. Et à ce jeu-là,
Arkema et Quentin en ont aussi sous le capot ! »

16/11/2022

Après 6 jours et 18 heures de course, à 1 582 milles marins (2 929 km) de l’arrivée à Pointe-à-Pitre, Quentin Vlamynck navigue en tête à la barre d'Arkema (pointage 8h ce matin). Notre Ocean Fifty filait à la coquette allure de 17 nœuds (l’équivalent de 31 km/h). Le skipper d’Arkema a retrouvé de la vitesse alors que ses concurrents baissent de régime.

Il compte 25 milles (46 km) d’avance sur son plus proche poursuivant Erwan Le Roux à la barre de Koesio. Dans le sillage du Morbihannais, suit Sébastien Rogues et son trimaran Primonial à 32 milles du leader. En quatrième position, à 88 milles, on retrouve l'Ocean Fifty Les P'tits Doudous d'Armel Tripon. 5ème place de ce classement provisoire, Eric Peron (Komilfo) à 286 milles suivi par Gilles Lamiré (Groupe GCA) qui ferme la marche des Ocean Fifty à 477 milles.
 

« Ce qui est râlant, c’est que toute notre belle avance a fondu au soleil de l’anticyclone. »


Les commentaires de Lalou Roucayrol depuis notre cellule de routage basée à Denia en Espagne :

« Il est temps après une semaine de course de revenir un peu en arrière. Un beau départ de Quentin bien placé. Un passage du chenal du Four de nuit sans rien lâcher. Un passage de Sein où nous autres à la cellule de routage avons un peu "merdé", mais une descente et un premier parti pris de ne pas aller au plus fort du carton du golfe de Gascogne parfaits, qui ont vu Quentin sortir en tête des premières 24h. Puis ce fut la négociation du passage des deux fronts qui nous auront bien occupés.

Et si Quentin perd la tête de course, provisoirement, il garde sa tête à lui bien froide pour préserver son bateau alors qu’Arsep très rapide en fait les frais
[Thibaut Vauchel-Camus, le skipper de Solidaires en Peloton-ARSEP a été contraint à l’abandon]. Arkema revient alors aux avant-postes où il commence à creuser l'écart sur ces adversaires !

Jusqu’à il y a deux jours, une belle semaine, et nous pouvons être collectivement fiers du boulot accompli par Quentin.

Malheureusement, un autre obstacle nous barre la route depuis deux jours. Je vous parle de positionnement et de bordure anticyclonique. Bon Dieu, il est collant celui-là ! Et surtout très, trop, stable. Il se déplace très peu et c’est à nous de le contourner. Ce qui est râlant c’est que toute notre belle avance a fondu au soleil de l’anticyclone. Le vent mollit par devant au fur et à mesure que l’on s’en rapproche mais il reste plus fort derrière donc le fameux élastique se détend. Nous avons tellement de mal à contourner l’anticyclone qu’en début de nuit pour éviter de se faire happer par lui, Quentin a commencé une bataille d’empannage (changement d’amure, de direction au portant) pour gagner le sud et aller chercher du vent plus stable et plus frais.

La journée d’aujourd’hui (mercredi 16/11) va être à peu près identique, avec au fur et à mesure que l’on s'éloignera de cette bordure, un vent qui va monter en force et nous permettra de rejoindre les Alizés qui se reforment doucement. Ce sera la nuit prochaine que l’on devrait retrouver le vent plus fort. Nous devrions à ce moment-là le retrouver par devant, c’est-à-dire avant nos concurrents. Les prochaines heures vont être employées à descendre en enchaînant les empannages vers le point de courbure de l’anticyclone. Voilà, il reste encore pas mal de milles devant les étraves de Quentin et encore quelques cheveux à arracher sur nos têtes. Bonne journée à tous. »

15/11/2022

Après 5 jours et 18 heures de course, à 1 826 milles marins (3 380 km) de l’arrivée à Pointe-à-Pitre, Quentin Vlamynck navigue en tête à la barre d'Arkema (pointage 8h ce matin).

Notre Ocean Fifty filait à la vitesse moyenne de 15 nœuds (l’équivalent de 28 km/h) sur les dernières 24h. Quentin a creusé un peu d’écart avec ses concurrents ces dernières heures. Le skipper d’Arkema compte 73 milles (135 km) d’avance sur son plus proche poursuivant Erwan Leroux à la barre de Koesio. Dans le sillage du Morbihannais, suit Sébastien Rogues et son trimaran Primonial à 84 milles du leader. En quatrième position, à 128 milles, on retrouve l'Ocean Fifty Les P'tits Doudous d'Armel Tripon. 5eme place de ce classement provisoire, Eric Peron (Komilfo) à 420 milles suivi par Gilles Lamiré (Groupe GCA) qui ferme la marche des Ocean Fifty à 494 milles.

« C’est ma première course en solo mais j’ai fait énormément de navigations avec Lalou Roucayrol depuis dix ans et ça aide ! »

 
arkema-quentin-2.jpgLes mots de Quentin Vlamynck à 5h ce matin (15/11) :

« La nuit a été un peu plus tonique que prévue. Toute la journée d’hier, j’ai eu du mal à avancer. Je n’avais pas tout à fait le même vent que les collègues et puis en fin d’après-midi, je me suis fait plusieurs grains qu’il a fallu négocier. Après, c’est parti d’un coup. Ce n’était pas prévu que ça aille aussi vite mais on a pu cravacher à plus de 20 nœuds. Ça commence à se calmer depuis deux heures. J’ai pu me reposer.

Il faut faire preuve d’adaptation car ce n’est pas ce qui était prévu sur les fichiers. Normalement, je dis bien "normalement" car ça change toujours depuis quelques jours, on va pouvoir arrondir l’anticyclone des Açores en hissant le gennaker
[voile d'avant intermédiaire entre le génois et le spinnaker, sa surface se situant entre les deux, qui permet d’optimiser les performances du bateau au près dans le petit temps]. Il ne va pas falloir tomber dans le trop peu de vent qu’il y a au milieu de cet anticyclone. Ça imposera plusieurs empannages. On verra au coup par coup.

La course est engageante. Erwan Le Roux connaît le chemin, c’est sa quatrième Route du Rhum. Il faut faire gaffe. Le but, c’est de ne rien lâcher jusqu’au bout et ne pas avoir de regrets. Maintenant que je suis bien reposé, je vais réattaquer ! Les bateaux ne sont pas très confortables donc le but c’est d’arriver le plus vite possible de l’autre côté, je vais tout faire pour. C’est ce qui me motive ! C’est ma première course en solo mais j’ai fait énormément de navigations avec Lalou Roucayrol depuis dix ans et ça aide ! C’est top d’être là et je vais essayer de réduire le temps de navigation, ce sera plus simple ! »

« Le phénomène d’élastique nous donne quelques sueurs froides »

 
Les commentaires de Lalou Roucayrol depuis notre cellule de routage basée à Dénia en Espagne :

« La journée d’hier a été pénible pour Quentin. Le vent était particulièrement instable avec des grains parfois assez forts 20/25 nœuds. Le bateau a connu un phénomène d’élastique toute la journée. Ça part un peu par devant quand il se tend et ça revient par l’arrière lorsqu’il se détend.

C’est toujours inquiétant de voir l’élastique se détendre car Erwan Le Roux va vite dans ces conditions, on le sait. Ce n’est pas toujours facile à vivre. Difficile aussi de bien régler son bateau avec des vents aussi volages. Il faut être dessus en permanence. Les nerfs en prennent un coup. On ne dort pas. La fatigue est là. Néanmoins, Quentin tient le coup ! Il est dessus. Il est sur les réglages. Nous lui avons demandé à plusieurs reprises si ses safrans et appendices étaient propres (algues, etc.) et si ses réglages étaient ok.

La journée d’aujourd’hui ne va pas arranger les nerfs de Quentin. L’angle moyen s’est un peu ouvert, il devrait naviguer avec un angle entre le vent et le bateau de 100/110 degrés environ, ce qui est juste pour le petit gennaker mais jouable car le vent devrait descendre d’un cran également avec peut-être même des zones de molle. Il faut dire que l’on joue avec cette fameuse bordure anticyclonique à notre droite qui est elle-même influencée par la masse d’air fort de la grosse dépression plus au nord et qui vient lâcher des bouffées d’air pas toujours visible sur les modèles météo avec lesquels nous travaillons : Éric Mas, chargé d’analyser les fichiers, Alex Pella et moi. Nous tentons une trajectoire la plus lisse possible, la plus fluide possible le long de l’orthodromie.

Aujourd’hui, le vent devrait en même temps qu’il faiblit devenir plus stable au fur et à mesure que l’on sort de l’influence de cette fameuse dépression. Mais le phénomène d’élastique devrait nous donner quelques sueurs froides car Quentin va rentrer en premier dans les zones de pétole
[zones de vent faible] alors que ses poursuivants seront toujours dans le vent. La course n’est pas finie, loin de là, et notre horizon d’alizés (vents de la zone intertropicale) encore flou. »
 

14/11/2022

Après 4 jours et 18 heures de course, Quentin Vlamynck navigue en tête à la barre d'Arkema (pointage 8h ce matin). Notre Ocean Fifty file à la vitesse moyenne de 15 nœuds.

Quentin a creusé un peu d’écart avec ses concurrents de jeu ces dernières heures. À 67 milles derrière Quentin figure Erwan Le Roux à la barre de Koesio. Dans le sillage du vainqueur de la Route du Rhum en 2014 et deuxième lors de la précédente édition en 2018, suit le multicoque de Sébastien Rogues sur Primonial à 68 milles du leader. En quatrième position, à 88 milles, on retrouve l'Ocean Fifty Les P'tits Doudous d'Armel Tripon. 5e place de ce classement provisoire, Éric Peron (Komilfo) à 235 milles suivi par Gilles Lamiré (Groupe GCA) qui ferme la marche des Ocean Fifty à 293 milles.

La Route du Rhum est malheureusement terminée pour Thibaut Vauchel-Camus dont le Solidaires en Peloton-ARSEP, qui avait brillamment pris la tête vendredi soir dans la catégorie Ocean Fifty, a chaviré entre le Portugal et les Açores. Il venait de passer le second front froid qui secoue la flotte dans l’Atlantique, avec des rafales de 35 à 40 nœuds (64 à 74 km/h) et une mer désordonnée. Il n’a pas été blessé heureusement et est demeuré à l’abri dans la coque centrale de son trimaran avant d’être secouru dimanche matin.

Arkema devrait pouvoir envoyer les gennakers dans la soirée pour profiter des Alizés

Voilà ce que déclarait Quentin à 6h ce matin :
« Je suis là où je voulais être donc c’est top. Je continue toutefois d’y aller très prudemment. À la sortie de l’archipel, il y eu une petite zone de molle à négocier. Ça commence à aller mieux mais ce n’est malgré tout pas sûr que ça reste très stable aujourd’hui. Dans tous les cas, ce qui est pris est pris. Je n’ai quasiment pas barré depuis le début et je suis en pleine forme. Je sais qu’il va falloir faire gaffe aux nombreux pièges qu’il reste sur la route et je vais continuer d’avancer étape par étape. On devrait mettre le gennaker en fin de journée et ça, c’est une bonne nouvelle. J’ai bien cru qu’on n’allait jamais le mettre. »

 

« Notre trimaran aime bien ces conditions rapides où l’aérodynamique, l’un des points forts d’Arkema, nous donne un avantage. »

Le commentaire de Lalou Roucayrol :
« Après une journée plutôt tranquille qui a permis à Quentin de se reposer et de checker le bateau entièrement, relevant quelques stigmates du dernier front comme cette pièce de carénage d’étai endommagée ou une petite intervention à effectuer sur une tête de gouvernail - grâce, soulignons-le, à l’adhésif instantané de comblement et de réparation Born2Bond™ conçu par Bostik -, Arkema a pointé ses étraves au travers de l’archipel des Açores.

Notre boulot a consisté alors à travailler une route évitant au maximum le dévent (calme plat) et d’envisager à la sortie deux options :  la fameuse route Nord qui fait le tour de l’anticyclone avec quelques passages de front mais plus ventée, ou une route plus Sud proche de l’orthodromie mais plus aléatoire. Une décision qui devait être prise dès le passage des Açores sachant que notre position de leader nous oblige aussi à contrôler nos adversaires. Nous avons finalement pris le parti de la route sud le plus proche possible de l’ortho en jouant sur la bordure anticyclonique.

On aime bien notre position car elle nous confère un contrôle de nos camarades de jeu, sous le vent. Le vent a été très instable en sortie de l’archipel mais Quentin est resté sur les réglages et a exploité au mieux les nombreuses bascules et variations de force. Cette nuit, le vent est devenu plus stable et il a pu se reposer. Actuellement le vent remonte. Il devrait être autour de 15/20 noeuds avec quelques grains durant une bonne partie de la journée et progressivement adonner (s’ouvrir au vent permettant d’ouvrir les voiles et d’accélérer sur la route). Ce sera moins confortable mais notre trimaran aime bien ces conditions rapides ou l’aérodynamique, l’un des points forts d’Arkema, nous donne un avantage. Voilà, nous gardons un œil dans le rétro tout en essayant de lire au mieux notre trajectoire à travers les pièges encore nombreux devant les étraves d’Arkema aux mains de Quentin. »
 

11/11/2022

Après l’émotion du départ de Saint-Malo mercredi 9 novembre à 14h15, Quentin Vlamynck est très rapidement rentré dans sa course et, dès la première nuit, s’est emparé de la tête de flotte des Ocean Fifty pour ne plus la lâcher. Très serein, le skipper d’Arkema nous livre quelques mots du large :
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« Je suis super content du début du parcours. Je savais qu'il y avait un truc à jouer donc j'ai tout donné pour être aux avant-postes ! Je suis à l’attaque mais reste prudent. Ça tape beaucoup depuis le départ mais j’ai la chance d’être au sec sous le roof du cockpit. J’arrive à me reposer et à manger, mais le vent est très instable donc il faut être très attentif. En tous cas, le bateau est en excellent état et je prends du plaisir. Je ne dois rien lâcher car les’ petits copains’ sont juste derrière, et être bien attentif aux réglages du bateau pour ne pas se faire rattraper. Je me sens bien à bord et suis très content de cette entame sur la Route du Rhum. »

Dans l’œil de la cellule de routage
Basée à Dénia en Espagne sur le bateau d’Alex Pella, la cellule de routage de Quentin veille sur les prévisions météorologiques et fait tourner les routages pour identifier la meilleure trajectoire à suivre. Lalou Roucayrol, plutôt habitué à être en mer, endosse pour la première fois le rôle de routeur à terre, accompagné d’Éric Mas et d’Alex Pella, et avoue beaucoup apprécier ce nouveau poste :

« C’est nouveau mais c’est très agréable ! Nous travaillons de concert tous les trois, faisons des quarts, échangeons régulièrement avec le bateau et sommes contents de ce début de course de Quentin. Il a rapidement pris la tête de la flotte et l’a conservé depuis près de 36 heures. Nous savons que le bateau est très performant dans ces conditions et Quentin est un excellent skipper. Il sait clairement exploiter le trimaran et est très bien rentré dans sa course. Il gère bien sa vie à bord, arrive à se reposer et à manger. Ce sera primordial pour la suite de la course. »
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Il va en effet falloir de la ressource pour affronter les deux prochains jours de navigation. Dès cet après-midi, le skipper d’Arkema devra gérer le passage d’un premier front mollissant, avec du vent plutôt faible et très instable, mais ce sera surtout l’état de la mer qui rendra la progression du trimaran compliquée. « Il a déjà été un peu ralenti ce matin » observe Lalou « et il est difficile de progresser quand la mer se dégrade et que le vent faiblit. »

La journée de samedi se profile quant à elle beaucoup plus musclée, avec l’arrivée d’un deuxième front beaucoup plus actif. Avec 35 nœuds prévus sur les fichiers et une mer formée avec 4 mètres de houle environ, les conditions seront sportives pour le skipper. « Ce n’est pas la tempête mais ce sera une navigation engagée. Tous les concurrents naviguent dans un mouchoir de poche et c’est une régate très intense qui se profile en Ocean Fifty. »

10/11/2022

Après un peu plus de 18 heures de course et une distance parcourue de 258 km (139 milles marins), Quentin Vlamynck navigue en tête à la barre d'Arkema (pointage 8h ce matin). Notre Ocean Fifty file à la vitesse moyenne de 14,1 nœuds (l’équivalent de 26 km/h).
À 15 km, autant dire rien, figure Sébastien Rogues aux commandes de son trimaran Primonial, talonné par le multicoque Koesio d’un grand spécialiste de la course au large, Erwan Le Roux, vainqueur de la Route du Rhum en 2014 et deuxième lors de la précédente édition en 2018. En quatrième position, à 18 km, on retrouve Eric Peron et son Komilfo. L'Ocean Fifty Les P'tits Doudous d'Armel Tripon figure à la 5eme place de ce classement provisoire. Un redoutable concurrent là encore. On se souvient que le skipper nantais a remporté l’épreuve en 2018 après 11 jours, 7 heures et 32 minutes. Il concède 22 km sur le leader du moment.
 

« Un départ assez tonique ! »

Voilà ce que déclarait Quentin à 5h ce matin :
« Bonjour à tous ! Premier message de la nuit du bord d’Arkema. Tout va bien à bord ! Pour revenir un peu sur le départ d’hier de Saint-Malo, c’était beau, mais c’était chaud ! Nous avons été portés sur la ligne par le courant autour d’Ultims pas très manœuvrant.. Il fallait rester concentré et je suis content d’être parti prudemment sous J2.arkema-rdr-20221110.jpeg
J’ai beaucoup manœuvré depuis, pour m’abriter puis profiter du courant. Ça a forci à la pointe Bretagne comme prévu, et je suis content de mon passage dans le Four. On essaie tous de grappiller au maximum au Sud pour avoir moins de mer sans perdre trop de pression.
J’ai réussi à dormir 4x20 minutes après le passage de Sein et je vais y retourner dans pas longtemps. Ça devrait forcir dans la journée, toujours au près, une allure tellement confortable (!!). On part à la rencontre du premier front que l’on aura demain. Tout va bien à bord et c’est une belle entame de course.
En cadeau, petite photo du premier lever de soleil de la Route du Rhum !
A bientôt, Quentin »

 

Abandon de Sam Goodchild

La classe des Ocean Fifty a hélas perdu un de ses représentants. Alors que le départ de la Route du Rhum venait d’être donné à Saint-Malo, Sam Goodchild, skipper de Leyton, a été contraint d'abandonner. Alors qu’il réglait les voiles de son trimaran, un problème technique a entraîné un retour de manivelle et le skipper anglais de 32 ans a été heurté brutalement par les poignées de la colonne de winch. Il a été évacué du bord puis pris en charge à l’hôpital par les médecins et a pu voir ses proches.

09/11/2022

Retrouvez en images la sortie des écluses.

08/11/2022

Différé, le départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe sera finalement donné demain, mercredi 9 novembre à 14h15 de Saint-Malo. Soulagé de ce report, Quentin Vlamynck est resté concentré pendant ces trois jours d’attente, entouré de son équipe et de son partenaire Arkema. Le jeune skipper de 30 ans est désormais fin prêt à attaquer sa première traversée de l’Atlantique en solitaire en Ocean Fifty. Entretien.
 

Comment as-tu réagi au report du départ ?

Quentin Vlamynck : C’était un grand soulagement pour nous tous ! Nous ne savions vraiment pas comment réussir à prendre le départ sans abimer les bateaux et avions déjà élaboré plusieurs plans pour nous mettre à l’abri.

Naviguer en Ocean Fifty dans 50 nœuds et des creux de 6 mètres aurait vraiment été très périlleux. Je pars désormais en mode compétition alors qu’il y a 48 heures, je serais parti en mode survie.

 

Comment as-tu occupé ces trois jours à Saint-Malo ?

Je me suis beaucoup reposé et nous avons passé un week-end original avec mon partenaire Arkema, et les nombreux collaborateurs venus assister au départ. Ils ont finalement pu approcher le bateau et échanger avec l’équipe technique.

Nous avons pu leur accorder beaucoup plus de temps que prévu initialement. J’ai passé la soirée de samedi avec des directeurs des sites français d’Arkema. C’était agréable car en général, la veille d’un départ, je passe en coup de vent et ne peux leur consacrer beaucoup de temps. Dimanche, ils ont profité de la vedette affrétée pour l’occasion, pour aller faire un tour et déjeuner en mer. Tout le monde a apprécié ce week-end totalement chamboulé mais très convivial !

 

Comment se profile la météo désormais ?

Le schéma météo est beaucoup plus engageant ! Nous devrions avoir une belle sortie de Manche dans 15-20 nœuds de vent au près, avec de jolis bords à tirer. Nous aurons un choix stratégique à faire dès Ouessant : soit partir à l’ouest directement, soit partir au sud-ouest pour passer dans le chenal du Four et le Raz de Sein.

Nous irons ensuite chercher 2 fronts au large, avec un vent prévu de 25 à 35 nœuds. Nous pourrons doser et positionner le curseur en fonction de la régate, du contact et de notre positionnement au sein de la flotte à ce moment-là. Cependant, il faudra réussir à attraper les alizés qui selon les fichiers, ne sont pas encore tout à fait établis.

Lalou Roucayrol et Alex Pella, de ma cellule de routage, assistés en météo par Eric Mas, seront très attentifs à l’évolution de ces alizés. En tous cas, les prévisions sont assez stables et promettent un beau match, avec beaucoup de stratégie. Avec ces schémas météo, il y a différentes routes pour rejoindre la Guadeloupe !

 

Comment te sens-tu en cette veille de départ ?

Ces conditions de régate sur l’Atlantique me plaisent et sont engageantes. Je sais que j’ai un bon bateau, je me sens bien à bord et je serai plus à l’aise que dans la grosse tempête. Il faudra tout donner sur les deux premiers jours pour passer les deux fronts en bonne position car il vaut mieux être devant dès le début. Je sais que j’ai une carte à jouer sur cette Route du Rhum.

Une préparation technique et physique

Derniers entraînements pour Quentin avant le départ de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe, avec les préparations techniques pour le bateau et physiques pour le skipper.

26/10/2022

Quentin et Arkema à Saint-Malo !

Arrivé le 25 octobre, Quentin a participé à la parade et va vivre 12 jours d’une grande fête populaire.

La semaine avant le convoyage fut le moment de peaufiner Arkema avec l’équipe technique de Lalou Multi.

« Nous sommes parfaitement dans les temps, avons coché toutes les cases de la liste. L’avitaillement est prêt, tout est organisé dans des sacs de nourriture quotidiens, il ne restera que le frais à embarquer. Je ne ressens aucune pression car nous avons fait tout ce qu’il y avait à faire ! ».

Quentin détaille également son programme pour les 15 jours à venir : « Le première semaine, je me rendrai disponible le plus possible pour les médias et les partenaires. En revanche, la dernière semaine avant le départ, je serais ’ off ‘ le matin et travaillerai la météo de 14h à 16h. »

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21/10/2022

Voici les moments clés qui vont rythmer la vie de Quentin Vlamynck et d'Arkema avant le départ de la course :

  • 25 octobre - Arrivée d'Arkema dans l'écluse de Saint-Malo à 17h35.
  • 26 octobre - Distribution d’un "Kit à partir" à l'ensemble des skippers de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. 
  • 28 octobre - Navigations en J80 dans le cadre de l'opération Échappées Bleues organisée par Surfrider Fondation.
  • 30 octobre - Présentation des skippers au public de Saint-Malo.
  • 2 novembre - Briefing sécurité de l'organisation de course.
  • 5 novembre - Dernier briefing météo. 
  • 6 novembre - Départ de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe à 13h02
Revivez le départ de Quentin en vidéo.

Quentin, en pleine confiance pour la course

Alors qu’il s’apprête à se lancer dans la mythique transatlantique en solitaire, Quentin Vlamynck, 30 ans, n’a aucun doute sur le fort potentiel de son trimaran : « le bateau marche fort, je me sens en osmose avec lui. C’est très rassurant avant de prendre le départ d’une transat en solitaire ! »

« La Drheam Cup, en solitaire, fut un bel entraînement. J’ai également fait de nombreuses navigations au large et ai bien préparé le bateau techniquement. Je prends confiance en moi-même car l’exercice du solitaire est loin d’être évident sur ces machines très exigeantes. Avec Erwan Le Roux (Koesio), vainqueur de la Route du Rhum 2014, nous avons également mis en place quelques sessions d’entraînement et c’est génial. » explique le skipper d’Arkema.

Lire l'interview de Quentin

La gestion du marin à bord : aussi importante que la préparation du bateau !

En complément de ses entraînements et de la préparation millimétrée de son bateau, le jeune skipper travaille également sur la gestion de la vie à bord : nourriture, sommeil, hygiène...

La préparation est primordiale, et sera sans doute gage de réussite : « Ces bateaux demandent à être en permanence sur les écoutes. Tu ne peux pas lâcher d’une semelle les réglages. C’est finalement ce qu’il y a de plus stressant. Il est évident que la formation et l’apprentissage du sommeil peuvent aider à rester dans le bon paquet voire à gagner ! À Arcachon, avec l’aide d’un médecin du sommeil , nous avons étudié et défini les meilleures périodes pour ma récupération, sachant que de toutes façons, ce sera un exercice compliqué et usant ! » confie Quentin. 

« C’est un sprint de 10 à 12 jours et il faut savoir gérer son sommeil dans la durée. »

Concernant la nourriture, Quentin aime préparer les choses en amont : « J’embarque des sachets de 24h que je prépare à l’avance. J’aime bien que ce soit ordonné, cela me permet de savoir ce que je mange. Ce n’est pas toujours évident de se bien nourrir en mer selon les conditions météo. »

Mais quid de la toilette ? Quentin explique : « Brosse à dents et dentifrice indispensables ! J’essaie de me laver les dents le matin. J’avoue que cela fait du bien. Le soir, je me nettoie le visage pour retirer la crème solaire du visage. Ce sont des petits gestes qui redonnent la pêche… »

En savoir plus sur la préparation de Quentin

Dans la peau de Quentin Vlamynck

Plongez au cœur du quotidien de Quentin Vlamynck !

Participez à la course sur Virtual Regatta

Naviguez avec Quentin Vlamynck sur Vitual Regatta dans les conditions réelles de la course. La Virtual Regatta Arkema démarrera le dimanche 6 novembre comme le départ de la vraie course.

Vous pouvez jouer depuis :

Une fois votre compte Virtual Regatta créé, rejoignez le course Route du Rhum dans la catégorie « Ocean Fifty ». 

Entrez le code partenaire ARKEMA22 pour jouer sous les couleurs du trimaran Arkema et tentez de gagner des lots du Team, si vous arrivez à Pointe-à-Pitre.

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