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À l’entame du 8ème jour de course, Arkema 4 file à belle vitesse.

« Les conditions sont très agréables et la vitesse est revenue ! Nous tournons toutes les deux heures à la barre et donnons tout pour rattraper notre retard. On est à fond, même si c’est ambiance « karcher » à bord ! » témoigne Quentin qui n’avait encore jamais passé autant de temps en mode compétition à bord d’une telle machine. Un plaisir qu’il apprécie à sa juste valeur et à la hauteur de l’engagement qu’il met dans la course.

Au fil des îles…

« Les Ocean Fifty sont des bateaux magiques. Arkema 4 est particulièrement génial à vivre. Je suis dans la découverte en permanence, » poursuit le plus jeune skipper de la catégorie, en apprentissage accéléré au sein d’une flotte Ocean Fifty très homogène. En témoignent les changements de leader et le jeu des chaises musicales permanent dans toutes les lignes du classement, avec des écarts qui se font aussi vite qu’ils se défont. Les îles rencontrées sur le parcours sont en effet toujours propices à de nouveaux rebondissements.

Après Madère et les Canaries, place ce lundi matin à l’archipel du Cap Vert. «  C’est un nouveau passage délicat sur le parcours. Il s’agit de ne pas se faire piéger par les dévents. Mais les reliefs peuvent aussi créer des accélérations. Il faut donc bien choisir sa route, » explique Quentin, à l’affût dans ce jeu tactique, qui a d’ores et déjà permis à Arkema 4 de reprendre du terrain. Une place gagnée à la clé, alors qu’ Arkema 4 semble s’engager aujourd’hui à l’intérieur des îles.

Au taquet en mode binôme !

De bon augure à l’entame de cette deuxième semaine de course en position de chasseur. « Après le passage du cap Finisterre, nous avons passé du temps à bricoler pour résoudre des soucis d’ordre électronique. Nous n’avons pas pu tenir le rythme des concurrents, et c'est à ce moment-là que l'écart à commencer à se créer. Le gros point positif du week-end est que nous sommes parvenus à solutionner le problème avec les moyens du bord. C’est assez plaisant, même si on aurait préféré s’en passer. Mais cela fait partie du jeu de la course au large qui reste un sport mécanique », ajoute le complice de Lalou Roucayrol qui peut compter sur la force de son binôme. « On est au taquet, l’ambiance à bord est excellente et nous sommes très fluides dans notre mode de fonctionnement. »

Autre bonus du week-end, les bonnes sensations de glisse et du pilotage fin pour gagner à chaque instant quelques nœuds, pouvant faire toute la différence. « Nous sommes beaucoup à la barre, dès que le vent est au-dessus de 12-14 nœuds. C’est surtout hyper plaisant de barrer au portant, et ce serait vraiment dommage d'offrir ça au pilote ! » acquiesce de son côté Lalou, qui prend toujours autant de plaisir à faire marcher un multicoque sur cette transat pourtant marquée par des conditions singulières. « Pas de tempête, pas de coups de vent, un golfe de Gascogne interminable et des alizés mal établis… C’est vrai que je n’avais encore jamais traversé l’Atlantique en plein été ! », s’amuse celui qui affiche déjà dix participations au compteur à cette grande classique de l’automne.

Et bientôt, le Pot au noir

Mais plutôt que de regarder dans leurs rétroviseurs, c’est bien devant que les deux co-skippers braquent leur attention, en quête d’opportunités pour revenir dans le match. Bientôt, il leur faudra négocier le Pot au noir, cette zone de transition réputée pour sa forte imprévisibilité et sa capacité à relancer les dés.

« Tout l’enjeu consiste à bien se caler et à trouver un passage où il semble le moins actif. C’est un coin piégeux, avec le risque que les premiers s’échappent. Mais aussi la possibilité qu’ils y restent collés, nous offrant une belle occasion de revenir, » indique Quentin, qui s’apprête à aborder ce passage délicat, véritable garde barrière de l’hémisphère Sud où il s’aventurera bientôt pour la première fois… « Dans tous les cas, on ne le lâche rien, on utilise le bateau à plus de 100 % de son potentiel ». Et, c’est là l’essentiel…