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À 29 ans, Quentin Vlamynck est le plus jeune skipper de la catégorie des Ocean Fifty, et il est bien entouré. Pour sa toute première transat en course à bord d’un trimaran océanique, il peut d’abord compter sur l’immense expérience de Lalou Roucayrol. À 57 ans, le Médocain, qui se distingue pour son goût affirmé pour la transmission, figure parmi les plus capés dans l’art de mener un multicoque à travers l’Atlantique. En témoignent ses dix participations sur trois coques à la Transat Jacques Vabre.

quentin-vlamynck-lalou-roucayrol-duo.jpgAux côtés d’un tel marin, pas étonnant que l’appréhension de s’engager à bord d’un Ocean Fifty cède le pas au stress lié aux enjeux sportifs. « Aux côtés de Lalou, je pars dans les meilleures dispositions possibles pour disputer cette grande première. Mais Arkema 4 est un bateau très compétitif. On a les moyens de gagner, et c’est notre objectif. Forcément, cela génère une certaine tension liée à l’envie de bien faire face à une concurrence très relevée, » confie Quentin Vlamynck.

Avis de grosses pannes de vent !

Dans ce contexte, les conditions annoncées pour le début de course semblent peu enclines à arranger le tableau.

« La météo se révèle très compliquée avec des zones sans vent éparpillées un peu partout. Une dépression stationnaire sur l’Atlantique, qui occupe la place de l’anticyclone et tue les alizés, semble figer la situation. Soit on ira flirter avec la bordure de ce système à l’Ouest, soit on ira se faufiler dans un couloir en évitant de se retrouver dans lesh molles qui jalonnent la route, » poursuit le skipper d’Arkema 4.

« Il ne faudra pas traîner pour rejoindre la Pointe Bretagne. On risque alors de se retrouver collés, à se regarder d’un bateau à l’autre, » souligne avec son regard avisé Lalou Roucayrol. Pour lui, pas de routine qui tienne, d’autant qu’il avoue volontiers avoir pris plus de départs dans de la bonne brise, plutôt que dans des petits airs.

Stratégie, tactique et feeling !

Aussi casse-tête soit-elle, cette configuration météo constituera néanmoins un banc d’essai idéal permettant à Quentin d’initier une collaboration avec un duo de routeurs.

Dans un an, le skipper d’Arkema 4 prendra le départ de la Route du Rhum en solitaire. Il ne pourra alors plus compter que sur lui-même pour tracer son chemin à travers l’Atlantique.

« En tant que skipper, j’échangerai avec eux afin de transmettre notre ressenti à bord et de bien comprendre leur langage. Il s’agit d’établir les bases d’une relation basée sur la confiance et s’inscrivant dans la durée, » explique Quentin. Il prendra les décisions et fera les choix de trajectoires à la lecture du mail quotidien et des messages écrits qu’il recevra d’Eric Mas de Météo Consult et d’Alexandre Ozon.

Ce dernier, vainqueur de la dernière Transquadra, apportera son regard de régatier affûté et de tacticien aiguisé. Il complètera le décryptage stratégique du météorologue déjà rompu à l’art délicat du routage océanique.

« Le but du jeu n’est pas de partir tout seul dans son coin en prenant trop de risques, mais bien d’arriver avant les autres, » indique le jeune navigateur. Et d’ajouter : « Quant à Lalou, il m’apportera son feeling et son ressenti. » Un ingrédient supplémentaire et un atout de taille pour mener Arkema 4 sur les chemins de la réussite jusqu'en Martinique…