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Diplômée de l’ENSIACET de Toulouse en tant qu’ingénieur chimiste, Cecile Levasseur débute en 2001 chez Atofina au centre de R&D à King of Prussia aux États-Unis.

Après un Master de Génie industriel à l’École Centrale Paris elle intègre, en 2005, un poste de responsable administratif au Siège d’Arkema avant de rejoindre le site industriel de Mont dans les Pyrénées Atlantiques comme assistante technique de production, un métier plus axé « terrain » comme elle le souhaitait.

Alors que tout la prédestine à une carrière dans la production et pourquoi pas au niveau international, un grave accident de ski la rendant paraplégique brise ses rêves. Après une période de rééducation, elle réintègre le site de Mont en tant Responsable du Bureau commercial poste auquel on lui adjoint également le contrôle de la qualité des produits finis et le suivi environnemental. Elle coordonne ainsi le travail d’une quarantaine de salariés d’Arkema et 15 collaborateurs d’une entreprise extérieure.

Parallèlement à ces activités, elle encadre aussi de grands projets pour le site : le dernier en date, à 4 millions d’euros, consistait à refondre l’approvisionnement des matières premières par transport ferroviaire avec l’implantation de voies ferrées sur site, la  technique d’une flotte de 35 wagons, l’achat d’une locomotive, de nouveaux quais de dépotage, d’un bac de stockage, et toutes les utilités nécessaires.

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« Je suis très reconnaissante envers Arkema de m'avoir confié ces responsabilités. Elles m’ont permis d'évoluer professionnellement et sont autant d'opportunités qu'il me semble avoir su saisir. Il faut se dire qu’être en situation de handicap n’empêche pas d’évoluer. J’espère en être la preuve » déclare Cécile Levasseur.

« Être une femme dans l’industrie est d’abord une question de compétence. Certes, les quotas permettent aux femmes de s’affirmer dans des milieux très masculins, mais leur présence doit désormais s’imposer naturellement. Pour moi, tous les postes de l’industrie peuvent et doivent être accessibles aux femmes » ajoute-t-elle.

Cette volonté de fer elle la place également dans le sport et dans son désir de prolonger sa passion pour le tennis : « Je jouais déjà au tennis avant mon accident, j’ai voulu reprendre le sport et accéder au haut niveau. »

Grâce à un entraînement entre 2 et 4 fois par semaine, à l’aide d’un coach et à des participations aux tournois internationaux, elle occupe aujourd’hui la 7ème place du classement français. Oscillant entre la 95ème et 115ème place sur le circuit international elle se fixe pour objectif de se rapprocher du 70ème rang, c’est-à-dire du classement des joueuses professionnelles.

« Je suis très investie et hyper motivée dans et par mes activités professionnelles, et le succès dont je suis la plus fière est d'avoir réussi à mener de front l'encadrement de deux services et la réalisation de beaux projets, tout en menant une activité sportive de haut niveau » conclut-elle.

*Les Trophées des femmes de l'industrie de L'Usine Nouvelle récompensent des carrières féminines exemplaires dans tous les secteurs industriels. Ce concours est ouvert à toutes les entreprises du secteur de l’industrie situées en France, sans distinction de taille.