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Réactions des deux skippers à leur arrivée :

Quentin Vlamynck, skipper d’Arkema 4 :

« Nous sommes évidemment déçus de cette 7e place en tant que marins et bien sûr pour notre sponsor Arkema. Ce résultat ne reflète pas le niveau d’Arkema 4, ni le nôtre en tant que skippers. Mais c’est la dure réalité du sport et de la compétition. Et la classe Ocean Fifty est devenue une grande classe, avec de très grands marins, d’un haut niveau professionnel. Dans ce contexte, le moindre petit retard fait vite mal.

L’objectif est aussi d’apprendre de ses défaites. Nous avons de nombreuses pistes de travail pour cet hiver afin de préparer encore mieux ma future saison, avec en objectif majeur la Route du Rhum en solitaire.

Le bateau va bien malgré quelques soucis techniques que l’on a réparé à chaque fois. Le binôme avec Lalou a très bien fonctionné. Nous n’avons pas tout le temps été récompensés de nos efforts ; c’est le jeu de la régate.

Il y a également de nombreux points positifs. Le trimaran Arkema 4 est à l’arrivée de sa première transatlantique ! Il n’est pas facile de traverser un océan à bord de ces bateaux. Je le réalise désormais et tiens à féliciter tous les skippers de la Classe. Ces multicoques sont très engageants et il faut être sur le qui-vive en permanence. Le danger est tout le temps présent.

Je suis soulagé d’avoir franchi cette ligne d’arrivée. Et, fort de tout ce que j’ai appris pendant ces 17 jours avec Lalou, j’ai hâte de faire évoluer encore le bateau. »

Arkema 4 lors de son arrivée à Fort-de-France.

Lalou Roucayrol, co-skipper d’Arkema 4 :

« Nous avons rencontré quelques soucis techniques, arrivés au mauvais moment, où il fallait que l’on accélère pour ne pas se faire décrocher par nos concurrents. Nous n’avons vraiment pas eu des conditions automnales sur cette traversée. Après 10 Transat Jacques Vabre, je m’attendais à des conditions plus viriles. Nous avions typé le bateau pour la brise alors que nous n’en avons pas eu du tout. Mais Arkema 4 est au début de sa vie et révèle un potentiel énorme. C’est un bateau sain et fiable, et je suis certain que Quentin saura en tirer toutes les manettes.

Pour ma part, vous ne me verrez plus à bord d’un Ocean Fifty sur des traversées de l’Atlantique, que ce soit en double ou en solitaire. Depuis ma première Transat en 1995, j’ai vu l’évolution de ces machines extraordinaires qui demandent de l’acuité et de la vigilance.

Le fait d’arriver ici avec Quentin est un grand bonheur pour moi et une belle manière de tourner la page. Je suis ravi de lui avoir transmis mon savoir et mon expérience depuis 10 ans. Il existe désormais une fraternité entre nous deux : on gomme l’âge, on parle de marin à marin. Je vais continuer à l’accompagner, mais non plus comme un formateur mais comme un pair.

Si je devais lui donner (encore) un conseil, ce serait de faire davantage confiance à son instinct. Quentin est quelqu’un qui réfléchit beaucoup mais sur ce type de bateau, il y a des moments où il ne faut pas trop réfléchir et se laisser guider par l’instinct. Une chose est certaine, j’ai confiance totale en lui pour la suite des aventures. »