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Un appétit de lion !

À l’issue de l’épisode 3 de Las Palmas de Gran Canaria début juillet, le skipper Quentin Vlamynck et ses équipiers Raphaël Lutard et Étienne Carra ont convoyé le trimaran Arkema 4 en Méditerranée en vue du dernier épisode du Pro Sailing Tour. Bénéficiant de trois semaines entre les deux épreuves, le Team Arkema Sailing a décidé de s’attaquer aux fameux records des Griffes du Lion, mis en place par Kito de Pavant, au départ de Port Camargue.

Le convoyage pour venir en Méditerranée n’a pas été si évident. Nous avons navigué face au vent la quasi-totalité du temps et avons eu une nuit assez sportive en arrivant à Port-Camargue. Néanmoins, ce fut très instructif car ce sont typiquement des conditions dans lesquelles nous n’aimons pas naviguer ! D’autant qu’il s’agissait d’une des premières grandes navigations sans Lalou ! »

Après plusieurs navigations dans un cadre idyllique et deux tentatives sur la Tartine Cup - un sprint de vitesse entre Port Camargue et Beauduc – l’équipage d’Arkema 4 s’est offert le 26 juillet le nouveau temps de référence des Griffes du Lion, en parcourant les 20 milles nautiques en 49 minutes et 10 secondes à 24,16 nœuds de moyenne.

« Nous étions à 27-28 nœuds sur les 12 premiers milles mais le vent a clairement chuté sur la fin du parcours. Cela nous a tout de même suffit pour battre le précédent record établi en windsurf par Pierre Mortefon. Nous avons beaucoup apprécié cette parenthèse estivale à Port Camargue et planifions déjà de revenir l’année prochaine pour tenter d’autres records. »

Désormais amarré à Toulon, le trimaran Arkema 4 est fin prêt pour s’attaquer au Final Rush du Pro Sailing Tour.

Le chasseur sachant chasser

En deuxième position du classement général provisoire à seulement 4 points de Leyton, Quentin Vlamynck sait qu’il faudra se battre pour dépasser l’équipage de Sam Goodchild : « Pour prendre la tête du général à Brest, il faut que nous terminions devant Ciela Village et que Leyton finisse deux places derrière nous. Après ces quelques semaines passées à naviguer en Méditerranée, nous avons pris conscience des spécificités de cette mer fermée et du manque de fiabilité des fichiers météo ! »

La première et majeure partie du parcours jusqu’à Gibraltar, de 700 milles nautiques, sera très ouverte stratégiquement car il n’y a aucune marque de parcours obligatoire. « Cela va clairement ouvrir le jeu des stratégies et il est très probable que la flotte se scinde en deux ou trois groupes. Pour l’instant, les prévisions annoncent du vent portant jusqu’aux Baléares, suivi d’une grosse bulle anticyclonique… »

Sans aucun routage extérieur autorisé, Quentin, Lalou et Étienne devront faire tourner les routages à bord du trimaran pendant la course et octroyer du temps à l’analyse de la météo.

arkema-4-navigation-28.jpgArkema 4 en navigation

Une fois la mer Méditerranée franchie, il faudra au moins deux jours voire plus pour que la flotte remonte au large de l’Espagne et du Portugal. Face au vent dans de la houle formée, autant dire des conditions favorables à l’Ocean Fifty Arkema 4, la flotte entrera dans le Golfe de Gascogne pour un sprint final vers l’arrivée à Brest.

« Il ne suffira pas de gagner la finale pour gagner le Pro Sailing Tour. Le résultat final dépendra aussi du classement de nos concurrents sur cette dernière manche. Nous donnerons notre maximum face à une flotte qui est décidée à en découdre ! Ça promet une belle bagarre sur l’eau ! » conclut Quentin Vlamynck.

quentin-vlamynck-arkema-4.jpgQuentin Vlamynck sur Arkema 4

L’équipage d’Arkema 4 sur le Final Rush :

Quentin Vlamynck, skipper
Lalou Roucayrol, co-skipper
Étienne Carra, équipier