Catherine Grobon, technicienne d’application

Catherine Grobon est technicienne d’application au Centre de Recherche de l'Oise Arkema. Elle se consacre à la formulation de résines de revêtement pour peintures industrielles. Catherine exerce également son talent dans la naturopathie. Une pratique susceptible de nous aider à prendre soin de notre santé et à nous guider sur le chemin du bien-être.

La verdure enveloppe le Centre de Recherche de l'Oise (CRO) Arkema. Nous sommes à Verneuil-en-Halatte, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Paris, à la lisière de la forêt de Halatte, précieux poumon de 43 km², situé en bordure du parc naturel régional Oise Pays de France.

La proximité des arbres ravit Catherine Grobon : « Nous avons la chance d’avoir un centre de recherche qui voisine avec la forêt. C’est toujours apaisant de sentir sa présence ». Ce cadre naturel s’impose d’autant mieux que le CRO est implanté à Verneuil-en-Halatte sur le site de l’Ineris, un établissement public qui joue le rôle de centre d'expertise et de recherche dans le domaine de l'identification des dangers, de l'évaluation et de la prévention des risques technologiques et environnementaux.

Passionnée depuis toujours par la recherche

Les quelques 30 ingénieurs et 60 techniciens du CRO se consacrent quant à eux à la recherche et au développement de solutions de revêtement. Solutions qui incluent aussi bien des matériaux résines en phase aqueuse comme solvanté, des produits d’étanchéité, et toute une gamme d’additifs, destinés à des usages multiples sur des marchés rattachés aux Business Units Arkema Coating Resins et Sartomer. Ici se concentre notamment l’expertise du Groupe en matière d’oligomères et de monomères acryliques et méthacryliques de spécialités pour la photo-polymérisation UV et EB ; des résines – alkydes, acryliques et polyesters pour les marchés peintures décoratives et industrielles et de technologies de spécialité (résines haut extrait secs, émulsions acryliques). Depuis cette année, une équipe R&D des résines PVDF (Polyfluorure de vinylidène ) est venue rejoindre le CRO.

Catherine Grobon est plus particulièrement investie dans la formulation des résines de revêtement pour peintures industrielles. Chimiste de formation, « passionnée depuis toujours par la recherche », elle travaille sur le site depuis bientôt 30 ans. Embauchée chez Orkem, branche chimie de Total, dans les années 1980, elle a connu bon nombre d’évolutions avant de rejoindre le giron Arkema en juillet 2011. « J’ai acquis au fil du temps une expertise en formulation de revêtements dans plusieurs gammes produits : résines photoréticulables, hydrocarbures, acryliques et autres. Je participe au développement de nouveaux produits dans l’évaluation de leurs propriétés applicatives lors de leurs formulations en peintures ou vernis. »

Du fabricant de cannettes alimentaires au constructeur automobile

« Nous couvrons un large éventail d’applications. Cela va du producteur de cannettes alimentaires, au fabricant de meubles, de parquets en bois, de vernis à ongle en passant par les hélices d’éolienne jusqu’au constructeur automobile qui est un des secteurs pour lequel je travaille actuellement. Il faut savoir qu’une carrosserie est recouverte de plusieurs couches de revêtements. En général 3 couches : une primaire, une couche de couleur et un vernis. Chaque couche a sa spécificité. Quelle que soit la résine que nous sommes amenés à formuler, nous sommes guidés par l’obsession de répondre aux besoins de nos clients. Notre expertise en formulation est essentielle de plus nous disposons de matériel de tests et d’application pour nous rapprocher le plus possible des conditions du client. Cette année nous avons investi dans une cabine de pistolage dernier cri qui nous permet d’appliquer, dans de bonnes conditions de travail, de sécurité avec tous les équipements nécessaires à proximité. »

Devenir un acteur autonome de sa santé et son bien-être au quotidien

Être au plus près des attentes. Voilà qui n’est pas sans rappeler l’approche du naturopathe, comme le confirme Catherine Grobon : « C’est un éducateur de santé à l’écoute. Il va accompagner à l’aide de méthodes naturelles tous ceux qui désirent entreprendre les changements nécessaires pour devenir acteur autonome de leur santé et de leur bien-être au quotidien. L’alimentation, l’activité physique, l’équilibre mental et émotionnel sont les principaux leviers. La naturopathie s’adresse à tous, de la petite enfance jusqu’à l’âge mûr. Il n’y a pas d’âge pour commencer à prendre soin de soi ! »

 

Classée par l'Organisation Mondiale de la Santé comme la 3e médecine traditionnelle du monde après les médecines chinoises et ayurvédiques, la naturopathie puise ses origines dans les grandes traditions médicales du monde. Sa pratique repose sur plusieurs piliers.

Au premier chef, l’énergie vitale qui nous anime et qui si elle se trouve affaiblie augmente les risques de maladie. L’hygiène de vie joue un grand rôle également. C’est elle qui va privilégier les techniques naturelles au quotidien en prévention et lors de soins. Comme de manger sain, de bouger ou de pratiquer des petits exercices qui font du bien. « Nous sommes nombreux à passer du temps sur l’écran sans laisser reposer nos yeux. Il existe pourtant des pratiques faciles à mettre en place. Comme, suggère Catherine, de quitter l’écran des yeux quelques minutes toutes les heures pour regarder au loin. Ou cet exercice tout bête qui consiste à frotter ses mains l’une contre l’autre comme si on voulait les réchauffer, avant de les placer en coquille au-dessus des yeux. Fermez ensuite les yeux, inspirez et expirez profondément quelques minutes, vous allez ainsi vous détendre et ré-énergiser vos yeux. »

Un cocktail santé personnalisé 100 % naturel

Catherine Grobon dispense, selon les cas, des conseils en nutrition, enseigne des exercices respiratoires, pratique la relaxation, la réflexologie plantaire…. Un cocktail santé personnalisé 100 % naturel.

« J’ai souvent recours aux plantes sous différentes formes, comme les huiles essentielles (aromatologie) ou les décoctions de bourgeons et racines (gemmologie) ou des extraits de plantes fraiches ou sèches (phytologie). Je vais aussi travailler sur la qualité et le drainage des fluides corporels. Les techniques préconisées s’utilisent dans le cadre de cures. Le choix sera fonction du degré d’encrassement du corps et de la force vitale présente. La cure de revitalisation vise, par exemple, à équilibrer l’alimentation, revitaliser l’organisme et à combler les carences en vitamines, minéraux, acides gras, … »

 

Parmi les techniques du naturopathe, l’iridologie est sans doute la plus singulière. Elle se concentre sur l’étude de l’iris de l’œil capable de nous renseigner sur les forces et les faiblesses innées et acquises de la personne. « Tels sont les yeux, tel est le corps, rappelle Catherine. Chaque iris étant unique, on peut y observer différents signes iriens (couleurs, textures, lignes…) qui permettent de définir le niveau de toxines dans le corps, sa minéralisation, l’état d’équilibre du système nerveux… L’observation se fait à l’aide d’une loupe et d’une lampe ou à l’aide d’un iridoscope, sorte d’appareil photo qui permet d’obtenir des photographies précises des iris. L’iridologie est souvent utilisée en complément afin de confirmer les points faibles découverts lors du bilan naturopathique, et ce faisant de soutenir tel ou tel organe. »

 

Catherine est très consciente de la nécessité d’encadrer sa pratique : « En cas d’urgence, de maladie infectieuse, le naturopathe doit vous orienter vers la médecine conventionnelle. Il n’est pas habilité à poser des diagnostics, ne se substitue pas au traitement. C’est du seul ressort du médecin. En revanche, il peut être amené à collaborer avec les autres acteurs de la santé, médecins, psychologues, dentistes, ostéopathes... »

« Un engagement profond dans un domaine qui m’a toujours intéressée »

 

Catherine a suivi un an de formation de naturopathe en mode présentiel en 2016, dans le cadre d’un Congé individuel de formation. Elle a obtenu son diplôme de naturopathe dans une école affiliée à la FENA (Fédération Française des Ecoles de Naturopathie). « En France, précise-t-elle, le diplôme de naturopathie n’est pas reconnu mais c’est en train de changer car depuis 2017, un diplôme de « conseiller en naturopathie » est inclus au répertoire national reconnu par l’État. C’est un peu comme pour les ostéopathes il y a quelques années. »

 

Au terme de sa formation, Catherine a décidé de se lancer en consultant à son domicile de Breuil-le-Sec, et en créant son site Internet. « Je mène ce projet parallèlement à mon travail. Depuis mars de cette année, ma hiérarchie m’a accordé de prendre mes lundis ce qui me permet de rédiger un mémoire (accompagner les yeux par la naturopathie) pour finaliser mon diplôme ainsi que d’assurer quelques consultations en journée. Dans mon cas, je ne parlerais pas de reconversion puisque je continue de travailler au CRO. C’est plutôt un engagement profond dans un domaine qui m’a toujours intéressée. A savoir la santé et le bien-être. J’ai toujours été très active. Ça fait partie de mon équilibre. Je ne peux pas me donner à fond dans mon travail sans ces soupapes que sont pour moi les activités sportives et créatives. Et aujourd’hui, en plus j’ai la naturo ! ».

Une philosophie de vie

La naturopathe nous ferait-elle profiter de deux ou trois conseils ? « La première chose que je vais regarder, c’est l’alimentation de la personne. 450 av. JC, Hyppocrate lui-même disait : que l’aliment soit ton premier médicament. À l’heure du déjeuner, je vous conseillerais une crudité en entrée, c’est certain, plaide Catherine. En plat principal : une protéine animale ou végétale, un féculent un peu de légumineuse et des légumes bio de préférence. En fait, la naturopathie n’est pas synonyme d’alimentation triste. Au contraire. C’est un manger sain où l’on retrouve le goût des aliments. Où l’on apprend aussi à mâcher parce que voilà un vrai problème ! Les digestions difficiles viennent souvent de là. De la même manière, il faut savoir bien respirer, or la plupart du temps nous vivons sur de petites inspirations sans nous en rendre compte. Il faut inspirer amplement. C’est très bon, par exemple, pour mieux gérer ses émotions. » 

 

Tout cela ne relève-t-il pas au fond d’un certain bon sens ?  « Bien sûr. Il faut être à l’écoute de son corps, faire parler sa raison et connaitre ses limites. Je ne dis pas que tout cela est simple. Si l’on veut retrouver le chemin de la santé, il va falloir modifier des choses dans sa vie quotidienne. Le plus dur est de faire un premier pas. Vous savez, j’ai dû un peu me battre à la maison moi aussi ! J’ai modifié certaines choses dans ma cuisine ce qui ne plaît pas toujours à mes enfants. C’est dur de changer. Chacun a ses habitudes. Il faut aussi être tolérant et souple. La naturopathie une démarche personnelle vers une meilleure santé et un mieux-être. C’est une philosophie de vie. » Soyons acteur de notre santé et de notre bien-être !

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