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Le PVC : un polymère “couteau suisse” au service de l’emballage
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Longtemps classé deuxième, le PVC est désormais le troisième plus important polymère, en volume, après le polyéthylène et le polypropylène. Le secteur de l’emballage, qui absorbe 10 à 15% de notre production de PVC, pourrait passer pour un “petit” débouché… si cette proportion ne s’appliquait à quelque 6 millions de tonnes pour la seule Europe occidentale ! Le PVC intéresse donc l’emballage au premier chef, même s’il souffre depuis peu d’un certain désamour qui rend bien peu hommage à sa formidable versatilité.
Imaginez ! Imaginez un matériau capable de créer le film étirable de quelques microns d’épaisseur qui protège vos aliments, le blister de présentation de la poupée que trouvera votre fille sous le sapin (et, accessoirement, la poupée elle-même…) ou encore les alvéoles qui accueillent les chocolats et les marrons glacés que vous servez à vos invités. Et imaginez que ce même matériau soit utilisé pour réaliser les profilés parfaitement isolants de vos fenêtres. Ce matériau aux applications si diverses, c’est le PVC. Le PVC ne cesse de se réinventer sous des formes toujours nouvelles, et l’emballage est un de ses domaines d’expression privilégiés. Résistance mécanique, résistance thermique, étanchéité à l’air, résistance à la corrosion, ses nombreuses propriétés lui confèrent un champ d’applications particulièrement vaste.
Et si d’autres polymères, plus nobles mais aussi plus chers, s’avèrent plus performants pour une application spécifique, le PVC a l’élégance de s’associer sans problème en structures multicouches.
PARFOIS FUTILE MAIS TOUJOURS UTILE
Pour le grand public, son application la plus visible et la plus spectaculaire se situe dans le film thermorétractable. Sans lui, pas d’offre spéciale “deux pour le prix d’un”, pas de dessert dans sa gourde déguisée en animal de dessin animé. Sans lui pas de bouteille d’eau au décor exclusif pour les fêtes de fin d’année : au-delà de ses aspects pratiques, le PVC est devenu en effet l’allié incontournable de la créativité marketing des marques, qui peuvent, grâce à quelques grammes de ce matériau bon marché, accélérer la rotation des nouveautés en créant, sans toucher au contenant même, des séries spéciales et des habillages spécifiques. Alors, futile, le PVC ? Pas du tout : c’est aussi au PVC que l’on confie la réalisation des flacons de médicaments et des poches à sang pour la transfusion sanguine. Y a-t-il contenu plus précieux ?