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Arkema dans la boucle de l’économie circulaire

Faire plus et mieux avec moins. La maxime est plus que jamais d’actualité ! La contribution d'Arkema à l'économie circulaire s'accélère face aux enjeux de la raréfaction des ressources, du réchauffement climatique, de l'augmentation de la population... La chimie est une industrie d'innovations capable de contribuer au développement de solutions durables comme l'expliquent Virginie Delcroix, directrice développement durable et Nicolas de Warren, directeur des relations institutionnelles d’Arkema.

Économie circulaire

L'économie circulaire, qu'est ce que c'est ?

N. de W. : Comme le définit la loi de transition énergétique d'août 2015, l’économie circulaire est une approche globale qui va bien au-delà du simple recyclage. Elle met notamment l'accent sur de nouveaux modes de conception et de production et promeut un monde sans déchet avec des prélèvements minimes de matières premières. Nous ne pouvons plus nous permettre de « gaspiller notre terre » et cela aura des impacts très concrets pour un groupe comme le nôtre.

L'économie circulaire est-elle déjà une réalité dans le groupe Arkema ?

V. D. : Nous menons depuis plusieurs années des actions autour de l'efficacité énergétique et de l'écosystème industriel. Nous sommes parvenus à diminuer de manière considérable notre empreinte environnementale pour préserver les ressources naturelles (réduction de la consommation énergétique, limitation des prélèvements d’eau, etc.).

Parallèlement, il y a tout un travail autour de l’excellence opérationnelle qui est fait dans l’ensemble de nos usines (optimisation des procédés, diminuation des pertes de co-produits).

Comment le PMMA illustre-t-il le principe de circularité ?

V. D. : Le PMMA (polymethyl methacrylate) d’Altuglas International®, est typiquement un exemple de matériau utilisable selon le principe de circularité. Il existe différentes méthodes de recyclage de ce matériau : par exemple, les chutes des plaques extrudées peuvent être broyées puis à nouveau injectées ou extrudées. Quant aux déchets des plaques coulées ils peuvent être soumis à un procédé de « craquage » : ce procédé permet de retrouver le monomère d'origine (méthacrylate de méthyle) et de retourner dans le processus de fabrication du PMMA. Il est alors possible d'imaginer de nouvelles applications et marchés en réincorporant cette matière première d'origine. Là, nous sommes réellement dans l'économie circulaire. Dans cette perspective les composites base acrylique, avec notre résine Elium®, participent pleinement à ces solutions d'éco-conception. Nous travaillons sur tout cela. Un champ considérable pourrait s'ouvrir à nous sur ces matériaux renouvelables.

Empreinte environnementale

La chimie bio-sourcée a-t-elle sa place dans l'économie circulaire ?

N. de W. : Oui, dans la mesure où chimie bio-sourcée et économie circulaire ont en commun de limiter le recours aux ressources fossiles.

Notre gamme Rilsan®, polyamides de spécialité d'origine renouvelable, est l’illustration parfaite de notre savoir-faire en matière de chimie bio-sourcée. Le ricin, matière première d’origine végétale, se substitue, au pétrole, matière première d'origine carbonée. C’est ici un exemple très concret d’économie circulaire.

Toujours en matière de bio-sourcing, nous menons des programmes collaboratifs de recherche avec la filière « lin » tels que Fimalin et Fiabilin, dont le centre de R&D Cerdato est le chef de file. L'objectif est de développer sur cinq ans des composites, à fibres longues de lin, pour différents marchés dont l'automobile.

Que reste-t-il à faire ?

V. D. : Cette démarche a besoin d'être soigneusement orchestrée et inscrite dans un processus technique, industriel, business et réglementaire pour construire des business modèles viables. Nous sommes dans une démarche de progrès et de création de valeur. Nous allons détecter chez nous, dans la chaîne de valeur et avec nos clients des projets porteurs ayant un sens à la fois en termes d’environnement et d’économie. Ces deux facteurs réunis, ces projets vont être durables.

N. de W. : Nous avons l’ambition de fédérer toute une chaîne d'acteurs en amont et en aval sur quelques-unes de nos grandes filières produits qui s’y prêtent. Par exemple, pourquoi ne pas partager l’investissement d’un pilote avec d’autres chimistes sur une plateforme technologique commune comme il en existe, Axelera par exemple à Lyon ou Canoe à Bordeaux ? Ces collaborations contribueront à améliorer la performance du groupe et à réduire encore notre empreinte environnementale.

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